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Rappel, l'événement est à ne pas manquer! Mercredi 22 août 2018 à 20h30, aux Bains des Paquis de Genève, aura lieu la projection en avant-première de l’épisode 4 de la série documentaire sur l’expédition, en présence de plusieurs de ses protagonistes: membres d’équipage, partenaires scientifiques, mousses du programme socio-éducatifs ou encore dessinateurs du volet culturel, dont deux sont à l’honneur dans l’épisode, Alex Baladi et Mirjana Farkas.

D’une durée de 22 minutes, l’épisode vous fera voyager en Indonésie au rythme lent du voilier Fleur de Passion entre le décor de carte postale - en apparence - de Rajah Ampat et les étales du marché de Ternate aux Moluques, l’une des fameuses « iles aux épices » au coeur de la quête de Magellan, et où l’expédition a fait escale en novembre 2017 dans le cadre de son tour du monde dans le sillage du célèbre navigateur portugais.

A 20h30 en ouverture du film du Festival Cinéma Sud, en partenariat avec Helvetas.

Projection spéciale The Ocean Mapping Expedition avec le soutien des Services industriels de Genève.

Non, la « baleine papillon » n’est pas une nouvelle espèce animale jusque-là inconnue que The Ocean Mapping Expedition aurait identifiée, vous allez comprendre… Le long des côtes de Madagascar, en ces mois de juillet et août 2018, l’équipage de Fleur de Passion effectue des observations de grands mammifères marins dans le cadre d’une nouvelle mission ponctuelle en partenariat avec l’association locale Mada Megafauna, en plus des programmes scientifiques que l’expédition continue à mener sur la longue durée (pollution micro-plastique et sonore des océans, monitoring des gaz à effet de serre et observations de l’état de santé des coraux).

Créée en 2015, Mada Megafauna s’est donné pour objectif d’observer, sensibiliser et améliorer les connaissances et la protection des cétacés, baleines, dauphins, requins baleines, tortues marines, raies manta, et de la biodiversité marine dans son ensemble dans les eaux de Nosy Be, du canal du Mozambique et de l’Océan Indien en général. Les requins baleine donnant lieu à un projet en soit, le Whale Shark Project. Ainsi, profitant de sa présence le long de la côte ouest de Madagascar puis de la traversée dudit canal courant septembre, l’expédition a-t-elle pris l’initiative de contacter l’association malgache pour apporter sa contribution au projet.

En navigation, le regard aux aguets et jumelles ainsi qu’appareil photo à portée de mains, l’équipage de Fleur de Passion, passagers inclus, scrute ainsi l’océan alentours. Toutes les personnes qui ont embarqué ces dernières semaines ont en effet été dûment briefées sur le projet et initiées au protocole d’observation - exactement comme elles l’ont été dans le cadre du programme CoralWatch d’observation de l’état ed santé des coraux d’ailleurs.

Chaque observation donne lieu à des indications scrupuleusement renseignées en fonction du protocole communiqué par Mada Megafaua: position, nombre d'individus, comportement (animal en train de se déplacer, en cours de socialisation, de se nourriture, etc.). L’équipage essai aussi autant que faire se peut de photographier les animaux observés pour contribuer à leur identification grâce à la base de données que l'association a créée pour non seulement recenser mais également étudier les mouvements de ces espèces autour de Madagascar. 

Et c’est là où on en arrive à la « baleine papillon »… Depuis que l'expédition est parti de Nosy Be, dans le nord de Madagascar, le 27 Juillet 2018, un total de 13 observations ont été effectules, dont 10 baleines à bosses, 2 raies manta et 1 dauphin à long bec. Et parmi ces baleines, l’une a été photographiquement « saisie au vol » tandis qu’elle bondissait hors de l’eau dans une pause étonnamment similaire à celle d’un nageur en mode… papillon!

En ce début août, il reste encore plus d'un mois de navigation le long de Madagascar jusqu’à Tulear et l'expédition espère observer beaucoup d’autres de ces grands animaux marins, pour contribuer ainsi, aussi modestement soit-il, à la connaissance de la distribution et des mouvements de cette mégafaune marine à Madagascar.

Pour en savoir plus sur le projet: www.madamegafauna.org / www.facebook.com/madamegafauna

Et sur le Whale Shark project, voir aussi: www.madagascarwhalesharks.org  / www.facebook.com/madawhalesharks 

Voici comme promis une deuxième livraison de dessins réalisés par la dessinatrice genevoise à bord de Fleur de Passion le long des côtes de Madagascar, en juillet 2018. Etonnant!

Vous avez aimé l’exposition « Notre île aux épices » à la bibliothèque de la Cité? A vos agendas pour voir bientôt le film! L’édition 2018 du festival Cinéma Sud organisé aux Bains des Paquis de Genève avec le soutien d’Helvetas consacrera 4 soirées spéciales The Ocean Mapping Expedition, en ouverture de chaque film.

Mercredi 22 août, découvrez en avant-première (VF sous-titrée anglais) « Notre île aux épices », donc, titre du dernier épisode en date de la série documentaire consacrée au tour du monde de 4 ans (2015-2019) dans le sillage de Magellan mené par la Fondation Pacifique. Un épisode plein qui vous emmènera à Rajah Ampat puis aux Moluques, les fameuses îles aux épices au coeur de la quête du navigateur portugais il y a bientôt 500 ans.

Si vous avez raté le début de cette expédition partie de Séville en avril 2015 et mêlant science, éducation et culture, retrouvez également les épisodes 3, 2 et 1 qui seront projetés les jours suivants:

- jeudi 23 août: « Sur la Grande Barrière de corail »

- vendredi 24 août: « La traversée du Pacifique »

- samedi 25 août: « Le détroit de Magellan »

A 20h30. Entrée libre. Apportez votre transat! Abris en cas de pluie.

Projections spéciales OME organisées avec le soutien des Services industriels de Genève.

En cet été 2018, les navigations de Fleur de Passion dans le nord de Madagascar ont pris des airs de retour dans le passé pour trois des personnes du bord, le skipper et deux passagers venus en famille dans le cadre du partage de l’expérience que propose l’expédition, en marge des programmes scientifiques, socio-éducatifs et culturels. Trois des membres fondateurs de l’association genevoise Pacifique qui a racheté puis restauré le voilier de 2003 à 2009, et qui allait par la suite donner naissance à la fondation du même nom, en 2007.

En 1997, c’est en effet sur l’île de Sakatia que Pietro, Stéphane et Bruno s’étaient retrouvés au gré de leurs pérégrinations respectives. Plus de vingt ans après, marqués en particulier par de longues années de bénévolat qui ont permis de donner un nouveau printemps à Fleur de Passion et d’en faire la plateforme logistique de l’actuelle The Ocean Mapping Expedition, c’est dire si les navigations d’aujourd’hui dans le nord de Madagascar l’ont été sous le signe des souvenirs et du partage, entre amis et familles.

Les activités scientifiques liés aux quatre programmes en cours ne s’en sont pas moins poursuivies, les jeunes passagers prenant avec entrain le relai de l’équipage pour se familiariser avec les problématiques de la pollution micro-plastique (programme Micromégas) ou sonore (20’000 sons sous les mers) des océans, le blanchissement des coraux (CoralWatch) ou encore le changement climatique (The Winds of Change).

Au registre du partage de l’expérience, et en présence des deux mousses du programme socio-éducatif Jeunes en mer, chaque jour a également apporté son lot d’activités plus ludiques, baignades à la rencontre de la faune et de la flore locale en particulier. Le tout dans un esprit de convivialité, de partage et d’échange entre personnes d’horizons très variés.

En ces circonstances très particulières, c’est Stéphane Fischer, alias Pitch, qui témoigne, membre fondateur de Pacifique et l’un des « trois de Sakatia » il y a plus de trente ans.

Sakatia, ou la nouvelle île aux tortues.

« A quelques encablures de la côte ouest de Nosy Be, la grande île touristique de Madagascar, se trouve la minuscule île de Sakatia qui s’étend sur à peine 3 km2. Recouverte d’une verdure abondante, bordée de plages idylliques, Sakatia est un havre de quiétude et de nature (presque) sauvage.

Quelque 500 habitants répartis sur plusieurs villages et wazas (blancs) propriétaires ou gérants de lodges de plongées, de pêche se côtoient en harmonie. On y pratique un tourisme respectueux et écologique. Les véhicules à moteur sont bannis de l’île. Les seuls bruits de moteurs que l’on entend sont ceux des génératrices ou des bateaux qui assurent les navettes avec Nosy Be ou les vedettes qui transportent les touristes, relativement nombreux à cette période de l’année.

Pour le skipper et une grande partie de l’équipage, l’escale à Sakatia est une sorte de retour aux sources. C’est là que Pietro, Sophie, Séverine et Stéphane avaient débarqué le 26 juin 1997 à bord de leur voilier Elodie pour rendre visite à un ami plongeur, Christian, alors propriétaire d’une lodge sur l’île. C’est aussi à Sakatia que deux autres passagers actuellement à bord, Sabine et Bruno, étaient venus les retrouver durant l’été pour une croisière dans les îles environnantes.

C’est donc avec un mélange de curiosité et d’appréhension que les six compagnons, réunis cette fois-ci à bord de Fleur de Passion avec leurs enfants, retrouvent Sakatia. 

Christian ayant vendu ses bungalows n’est plus là pour nous accueillir. On retrouve de vieilles connaissances parmi les habitants: Richard et sa compagne genevoise Anne Christine, qui a fondé et construit une école pour les enfants du village; Célestine qui tient un petit restaurant sur la plage et sa fille Mimine devenue maman et maîtresse d’école; Clarisse la commerçante; Jacques le waza pêcheur, etc. 

Au fil des discussions, on se redonne des nouvelles des uns et des autres. On parle de Genève et bien sûr de Sakatia, des cyclones dévastateurs de l’année dernière, de la pêche qui n’est plus aussi abondante qu’autrefois, des rumeurs faisant état de la vente de la partie est de l’île à un grand groupe hôtelier pour y construire un complexe touristique pour clients fortunés. 

Parmi les bonnes nouvelles, on apprend que l’une des nouvelles attractions touristiques de Sakatia est constituée par une petite zone de mer truffée de patates de corail et dont les fonds sablonneux sont recouverts d’algues vertes filamenteuses que viennent brouter des dizaines de tortues marines. Entre deux repas, ces gros animaux placides et débonnaires, nagent paresseusement entre deux eaux remontant juste à la surface pour expirer et reprendre leur respiration.

Ironie du sort, ces algues dont les tortues se délectent ont été plantées artificiellement sur les fonds marins dans le cadre d’un projet d’entraide visant à assurer des ressources complémentaires aux habitants de l’île. En effet, séchées et broyées, les algues peuvent être transformées en farine pour nourrir le bétail. Le projet n’a visiblement pas séduit les habitants. Il fait par contre le bonheur des tortues marines, quoique… En tout cas celui des touristes qui viennent nombreux pour les observer. 

En effet, la cohabitation entre les touristes et les reptiles amphibiens n’est pour l’heure pas très heureuse. Chaque jour, des dizaines de bateaux à moteur remplis de touristes pénètrent dans l’herbier. Sautant à l’eau, les touristes équipés de palmes, masques et tubas se bousculent autour des tortues, certains allant même jusqu’à les toucher. 

Pour éviter que les animaux ne s’en aillent voir ailleurs si les algues sont plus vertes, les habitants de Sakatia viennent d’obtenir une protection officielle de l’herbier à tortues. Des bouées seront prochainement installées autour de la zone pour éviter que les bateaux n’y pénètrent. Les touristes seront obligés de nager pour observer les tortues. Peut-être que leurs guides parviendront aussi à leur inculquer quelques règles de bon comportement, comme par exemple celle de ne pas toucher des animaux sauvages…. »