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L’escale de Fleur de Passion à Buenos Aires, du 13 au 22 octobre, a suscité de la part des média locaux mais aussi nationaux un intérêt croissant pour ce voilier suisse

La météo entre Rio et Buenos Aires n’a pas franchement été clémente avec le programme Micromégas

Visite en images du siège de l’un des plus anciens yacht-clubs d’Amérique du sud, fondé en 1883 à l’occasion de l’escale

L’équipage qui a pris le relai début septembre à Rio de Janeiro à bord de Fleur de Passion a procédé à de nouveaux prélèvements d’eau de mer le long de la côte brésilienne dans le cadre de Micromégas.

Ce programme mené en partenariat avec l’association Oceaneye à Genève vise à cartographier les polluants plastiques tout au long du parcours du bateau dans le sillage de Magellan. Les prélèvements peuvent être menés quand l’état de la mer, la vitesse du bateau et la force du vent le permettaient, condition sine qua non au respect du protocole élaboré par l’association; c’était le cas entre Paraty et Porto Bello, notamment. Et pour l’occasion, ils ont bénéficié d’une amélioration consistant en l’installation, à l’arrière, d’un tangon qui facilite le maintien du « mantra trawl» - sorte de filet précisément calibré pour capter un certain volume d’eau en un temps donné - dans le sillage du bateau. Ces nouveaux échantillons seront stockés à bord avant d’être acheminés en Suisse pour y être analysés selon une nouvelle procédure.

Les quinze premiers échantillons « microplastiques » collectés jusque-là dans le cadre de The Ocean Mapping expédition entre Séville en Espagne et Salvador de Bahia au Brésil, et transmis durant l’été, ont en effet servi à des travaux préliminaires qui ont pour objectif d’améliorer et d’accélérer les procédures d’analyses utilisées par Oceaneye. Explications de son directeur Pascal Hagmann :

« Depuis 2015, notre association équipe des voiliers partenaires pour établir un réseau de collecteurs d’échantillons. Fleur de Passion est d’ailleurs notre bateau ambassadeur. Nous allons donc recevoir des échantillons en plus grande quantité et il faudra être capable de les analyser rapidement. C’est, aujourd’hui, un de nos talons d’Achille, puisqu’il faut compter 1 à 2 jours pour l’analyse d’un échantillon selon nos méthodes actuelles.

Afin d’améliorer ce processus, nous cherchons à détruire totalement tout ce qui n’est pas plastique dans un échantillon ; ceci nous évitera l’étape du tri qui est consommatrice de temps. Nous allons ainsi utiliser les premiers échantillons collectés sur le Fleur de Passion pour tester une nouvelle approche de destruction de la matière organique.

Le vivant n’est que partiellement détruit par un solvant et les différents composants sont triés à la main. Une alternative à cette procédure fastidieuse serait d’utiliser des enzymes (protéines accélérant le processus de digestion de matière) capables de détruire la chitine (matière organique la plus dure à détruire). Si une telle méthode s’avérait être concluante, elle nous permettrait de traiter un plus grand nombre d’échantillons en moins de temps et donc d’équiper plus de bateau pour disposer de plus de données.

Affaire à suivre… »

Extraits du journal de bord de La Brigantine, aux premiers jours de navigation après le départ de Rio.