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A Townsville, où l’expédition a fait escale du 21 au 25 avril 2017, des échanges stimulants ont eu lieu avec deux institutions au rayonnement international: l’Australian Institute of Marine Science (AIMS) et l’université James Cook (JCU), très à la pointe sur la problématique de la Grande Barrière de corail. Visites de leurs locaux par l’équipage puis visites à bord de Fleur de Passion par leurs étudiants et chercheurs ont généré de nombreuses pistes de reflexions communes. Retour sur une escale à connotation très scientifique.

Le jour même de notre arrivée à Townsville, vendredi 21 avril 2017, nous sommes attendus à l'Australian Institute of Marine Science par son responsable de la communication, Steve Clarke, pour une visite de cette institution à la pointe de la recherche en sciences marines et mondialement reconnue. L’AIMS a ses locaux à Cape Ferguson, en dehors de la ville, au bout d'une longue route dans la forêt qui débouche sur la mer. Nous y rencontrerons des scientifiques spécialisés dans la pollution plastique, la biologie moléculaire et les coraux et qui nous présentent l’état de leurs recherches, dont certaines font clairement écho à celles menées dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition.

Puis nous visitons les laboratoires et les impressionnantes installations dans lesquelles les recherches sont menées. En effet, ce qui marque au premier abord, c’est l’importance des moyens technologiques dont dispose cette institution.

La visite est aussi l’occasion, pour l'équipage de Fleur de Passion, de présenter l’expédition et les programmes - scientifiques, socio-éducatifs et culturels - qui la composent. Au terme de trois heures d’échanges menés à un rythme soutenu, la visite prend fin mais il est évident qu’elle appelle de possibles prolongements en commun, en particulier concernant la pollution plastique.

http://www.aims.gov.au

Lundi 24 avril 2017, c’est avec l’Université James Cook que l’expédition a rendez-vous. Comme le vendredi, tout commence le matin par une visite du campus et une rencontre avec des scientifiques et doctorants, dont certains spécialisés dans les micro-plastiques, les coraux et même la pollution sonore sous-marine!

L’après-midi est consacrée à une visite à bord de Fleur de Passion et à une présentation de l’expédition, de la fondation et du bateau. Là encore, dans une atmosphère très chaleureuse, les échanges très intéressants ont fait naître de nombreuses pistes pour de futures collaborations sur la thématique corallienne dans son ensemble, incluant les phénomènes de blanchiment du fait du réchauffement climatique, sur laquelle JCU est très en pointe.

https://www.jcu.edu.au/college-of-science-and-engineering/academic-groups/marine-and-fisheries-science

https://www.coralcoe.org.au/

Un groupe d'étudiants étrangers, principalement asiatiques, a fait parti des premiers visiteurs à bord de Fleur de Passion, dimanche 19 mars au lendemain du retour de l'expédition au centre de Brisbane. Entre selfies et photos de groupe, à la barre ou à la poupe avec la "skyline" de la ville en arrière-plan, le voilier devrait connaître une destinée fameuse au Vietnam, en Malaisie, en Thaïlande et même au Népal! Et en Slovénie, également...

Après une pause destinée à finir de gréer le voilier, les visites reprendront vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 mars. Pour rappel, de 10h à 18h.

Pour The Ocean Mapping Expedition, émanation d’un « landlocked country » comme on dit ici, être invité à une présentation de son tour du monde sur les traces de Magellan par le Queensland Maritime Museum n’était pas chose banale. Aussi une partie de l’équipe a-t-elle répondu avec plaisir à l’invitation, samedi 18 mars 2017, tandis que l’autre était « de quart » à bord de Fleur de Passion tout juste arrivé dans le centre ville de Brisbane. Avec plaisir et non sans une point de fierté, si l’on pense à la taille gigantesque de ce « sealocked » country » qu’est l’Australie et à sa tradition maritime évidemment proportionnelle.

L’étonnement et l’admiration n’en fut pas moins palpable parmi l’assistance certes modeste mais à l’accueil inversement proportionnel, lui. Et parmi les nombreux objets de marine que le musée compte, sans parler des bateaux exposés dans la cale sèche à côté laquelle il est situé, il s’en trouvera désormais un à la saveur toute « helvétique », si l’on ose dire: le dessin officiel de l’expédition - réalisé par Tom Tirabosco, l’un des illustrateurs du programme culturel « Dans le miroir de Magellan » - remis en cadeau au directeur, en ouverture de la présentation.

Retrouvez le Queensland Maritime Museum sur: https://www.facebook.com/queenslandmaritimemuseum/