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Le dessinateur et peintre animalier genevois prolonge son séjour à bord de Fleur de Passion, en mars-avril 2017 sur la Grande Barrière de corail dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition, d’une manière qui devrait en séduire plus d’un. Cette poursuite de l’aventure prend la forme d’un carnet de voyage australien qu’il présente du 11 au 22 décembre 2018 dans son atelier perchés sur les voies couvertes, dans le quartier de Sain-Jean. Carnet au tirage limité et qui ne sera pas disponible en librairie, qu’on se le dise… Le vernissage, mardi 11 décembre à 17h, sera accompagné de la présentation de nouvelles gravures, car tel est l’art dans lequel il excelle, saisissant de grâce et de subtilité.

Pour mémoire, Pierre avait embarqué depuis Brisbane jusqu’à Mackay pour deux semaines d’une expérience sans précédent qui s’était traduite par des rencontres aussi improbables que marquantes avec des représentants du règne animal, sur terre et sur mer, sur ou sous l’eau. Des rencontres immortalisées dans l’épisode 3 de la série documentaire sur l’expédition, à découvrir ou redécouvrir ici.

Lieu: 7, avenue des Tilleuls, 1203 Genève

Dates: du 11 au 22 décembre 2018

Vernissage: mardi 11 décembre 2018 à 17h

Horaires: du lundi au vendredi de 16h à 19h, les samedi et dimanche de 14h à 18h

Finissage: samedi 22 décembre 2018 de 14h à 18h

C’est un grand honneur pour l’expédition. A bord de Fleur de Passion vient d’embarquer pour quelques jours l’auteur de bande dessinée sud-africain Anton Kannenmayer, l’une des sommités nationales dans son art au rayonnement international. Originaire du Cap et plus connu sous son nom d’emprunt, Joe Dog, il est l’un des co-fondateurs en 1992 du magazine Bittercomix et s’est taillé une réputation pour son regard sans concession, pour ne pas dire corrosif et éminemment subversif, sur la société sud-africaine et plus particulièrement afrikaner dans laquelle il a grandi, et pour son humour noir assez cinglant.

C’est par l’intermédiaire d’Alex Baladi que le contact s’est noué et que l’idée s’est imposée qu’un dessinateur sud-africain embarque. C’est à Knysna qu’Anton a rejoint Fleur de Passion, le 26 novembre 2018, pour une courte navigation jusqu’à Mossel Bay plus au sud. Avec pour ambition très simple de porter un regard décalé sur l’expédition et de partager sa vision des enjeux de vivre ensemble auxquels son pays fait face, au sin d’un équipage plus cosmopolite que jamais, puisque comptant, outre les marins suisses et français, deux jeunes mousses de Genève et quatre jeunes sud-africains. Car c’est aussi cela, The Ocean Mapping Expedition: penser les enjeux de solidarité, de relation à l’Autre dans un esprit de vivre ensemble apaisé, pacifique.

Quelques liens pour découvrir la personnalité et l’oeuvre d’Anton Kannenmayer:

https://www.nytimes.com/2008/05/09/arts/design/09gall.html

https://lambiek.net/artists/d/dog.htm

http://www.artthrob.co.za/03nov/reviews/michaelis_lecture.html

La scène se passe en ce début d’octobre 2018 à Richards Bay, premier mouillage sud-africain pour Fleur de Passion. Autour de la table du carré ont pris place les adultes du bord: Pere le skipper, reconnaissable à sa calotte sur la tête, Khaled le second et ses lunettes dans ses dreads, Yaiza la coordinatrice scientifique et son mug à maté immanquablement posé devant elle (comme Pere…), Victor le quatrième membre d’équipage de cette navigation qui a commencé pour eux à Tulear, à Madagascar; et à gauche sur le dessin, Sandrine l’éducatrice du programme Jeune en mer.

Le moment est solennel, on se doute qu’il se dit des choses importantes qui ont peut-être rapport avec les trois mousses du bord, Noé, Valentin et Loïc, qu’il faut imaginer on ne sait où sur le bateau à ce moment-là, peut-être tout simplement dans leur cabine à l’avant.

Et celle qui saisit cette scène saisissante d’intensité dramatique, c’est donc Katharina Kreil, illustratrice genevoise et graveuse qui à l’arrivée à Durban quelques jours plus tard organisera d’ailleurs un atelier de cet art subtil à l’attention de l’équipage, jeunes compris.

Moment suspendu comme il s’en vit souvent à bord avant un départ ou lors d’une arrivée, à quai ou au mouillage, plus rarement en navigation quand il faut quand même que l’équipe de quart soit à la barre, quoique les jeunes une fois briefé savent y faire.