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Vous avez jusqu’au dimanche soir 2 juillet 2017 pour aller voir ou revoir l’exposition « Fleur de Passion, le bateau qui voulait flotter », aux Bains des Paquis à Genève. Cette exposition retrace en images d’archives et d’actualité plus récente l’étonnante histoire de cet ancien bateau militaire de type KFK de la Marine allemande construit en 1941, transformé en voilier dans les années 1970 puis entièrement restauré de 2003 à 2009 par l’association genevoise Pacifique (www.pacifique), son propriétaire formel et le maître d’oeuvre des projets socio-éducatifs à son bord. Et profitez-en pour lire dans le dernier numéro (été 2017) du Journal des Bains l’épisode 3 de la série de reportages à bord de The Ocean Mapping Expedition http://www.bains-des-paquis.ch/content/magazines/JdB-17.pdf

Et si d’aventure Genève s’avère trop lointaine ces prochains jours, ou pour prolonger la visite, ne manquez pas le court-métrage qui revisite cette même histoire grâce à d’autres images, vidéo celles-là: https://www.youtube.com/watch?v=CYARlpvaXNA.

Ne manquez pas la dernière édition du Journal des Bains des Paquis, et avec elle l'épisode 3 de la série de reportages au coeur de The Ocean Mapping Expedition. En l'occurence de Brisbane à Cairns sur la Grande Barrière de corail. L'article est magnifiquement illustré par les dessins du peintre naturaliste Pierre Baumgart qui a passé deux semaine à bord courant avril et nous donne à voir comme par contraste ce qui est dramatiquement en train de disparaître de cet environnement en péril.

Le journal est disponible en ligne sur le site des Bains - http://www.bains-des-paquis.ch/content/magazines/JdB-17.pdf - mais aussi et surtout sur place, ce qui a quand même plus de charme avouons-le. L'occasion de voir ou revoir l'exposition de photos "Fleur de Passion, le bateau qui voulait flotter", qui se prolongera d'ailleurs jusqu'au dimanche 2 juillet au soir.

La première équipe du Remote Sensing Research Center de UQ, l’Université du Queensland à Brisbane, a embarqué lundi 24 avril à Townsville et entrepris dans la foulée sa mission de cartographie de la Grande Barrière de corail. Profitant de conditions météo et de mer particulièrement idéales cette semaine, Chris et Peran ont mené leurs premiers transects photo sur les massifs coralliens sélectionnés dans le cadre de ce vaste projet soutenu par la Great Barrier Reef Foundation et impliquant plusieurs autres institutions scientifiques australiennes dont l’Australian Institute of Marine Science (AIMS) et l’Université James Cook, visités le weekend précédant lors de cette même escale à Townsville (cliquez pour lire la News).

Ces conditions favorables ont aussi été l’occasion de procéder à de premières images depuis le ciel grâce au drone mis en oeuvre par le média-man du bord, Gabriel, visiblement ravi de s’en donner à coeur joie.

Deux autres équipes de UQ prendront le relai d’ici à la fin mai et le terme de cette mission d’un mois sur une vingtaines de massifs coralliens entre Townsville et Cooktown.

Pour retrouver plus de détails sur la mission spécifique de cartographie de la Grande Barrière de corail menée en partenariat avec le RSRC-UQ: lire la news dédiée ou écouter l’émission CQFD sur la Radio suisse romande.

A Townsville, où l’expédition a fait escale du 21 au 25 avril 2017, des échanges stimulants ont eu lieu avec deux institutions au rayonnement international: l’Australian Institute of Marine Science (AIMS) et l’université James Cook (JCU), très à la pointe sur la problématique de la Grande Barrière de corail. Visites de leurs locaux par l’équipage puis visites à bord de Fleur de Passion par leurs étudiants et chercheurs ont généré de nombreuses pistes de reflexions communes. Retour sur une escale à connotation très scientifique.

Le jour même de notre arrivée à Townsville, vendredi 21 avril 2017, nous sommes attendus à l'Australian Institute of Marine Science par son responsable de la communication, Steve Clarke, pour une visite de cette institution à la pointe de la recherche en sciences marines et mondialement reconnue. L’AIMS a ses locaux à Cape Ferguson, en dehors de la ville, au bout d'une longue route dans la forêt qui débouche sur la mer. Nous y rencontrerons des scientifiques spécialisés dans la pollution plastique, la biologie moléculaire et les coraux et qui nous présentent l’état de leurs recherches, dont certaines font clairement écho à celles menées dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition.

Puis nous visitons les laboratoires et les impressionnantes installations dans lesquelles les recherches sont menées. En effet, ce qui marque au premier abord, c’est l’importance des moyens technologiques dont dispose cette institution.

La visite est aussi l’occasion, pour l'équipage de Fleur de Passion, de présenter l’expédition et les programmes - scientifiques, socio-éducatifs et culturels - qui la composent. Au terme de trois heures d’échanges menés à un rythme soutenu, la visite prend fin mais il est évident qu’elle appelle de possibles prolongements en commun, en particulier concernant la pollution plastique.

http://www.aims.gov.au

Lundi 24 avril 2017, c’est avec l’Université James Cook que l’expédition a rendez-vous. Comme le vendredi, tout commence le matin par une visite du campus et une rencontre avec des scientifiques et doctorants, dont certains spécialisés dans les micro-plastiques, les coraux et même la pollution sonore sous-marine!

L’après-midi est consacrée à une visite à bord de Fleur de Passion et à une présentation de l’expédition, de la fondation et du bateau. Là encore, dans une atmosphère très chaleureuse, les échanges très intéressants ont fait naître de nombreuses pistes pour de futures collaborations sur la thématique corallienne dans son ensemble, incluant les phénomènes de blanchiment du fait du réchauffement climatique, sur laquelle JCU est très en pointe.

https://www.jcu.edu.au/college-of-science-and-engineering/academic-groups/marine-and-fisheries-science

https://www.coralcoe.org.au/

En ce début avril 2017, le cyclone Debbie qui a dévasté la côte du Queensland empêche notre progression vers le nord. Nous sommes obligés d'attendre des conditions favorables pour naviguer.

Nous larguons finalement les amarres de nuit et abordons bientôt Swain reef dans la matinée du 9 avril. Pas d'îles, de plages ou d'arbres comme je me l'étais imaginé. Le massif de corail se révèle par la couleur turquoise de l'eau. Tout est immergé. Une approche avec le zodiac, le temps de s'équiper et nous basculons enfin dans l'eau.

Nous découvrons émerveillés un jardin d'Eden! Des coraux de toutes les couleurs et de toutes les formes entre lesquels se déplacent des poissons tout aussi incroyables. Un requin passe sous mes palmes. Devant moi, un long serpent de mer gris rentre dans une cavité et en ressort aussitôt pour passer tout près de moi. Et voilà Nemo dans son anémone!

Je dois lutter contre un petit sentiment de désespoir qui me prend soudain. Que puis-je saisir d'une telle beauté, d'une telle complexité, muni de mon simple crayon et de ma petite plaque de PVC sur laquelle je trace mes premières esquisses sous m’eau. Je me concentre, j'accepte mes limites et je me mets au travail. De retour sur le bateau, je suis très fier d'avoir pu saisir quelques images sous-marines, qui prendront vie et couleur par la suite…