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Non, la « baleine papillon » n’est pas une nouvelle espèce animale jusque-là inconnue que The Ocean Mapping Expedition aurait identifiée, vous allez comprendre… Le long des côtes de Madagascar, en ces mois de juillet et août 2018, l’équipage de Fleur de Passion effectue des observations de grands mammifères marins dans le cadre d’une nouvelle mission ponctuelle en partenariat avec l’association locale Mada Megafauna, en plus des programmes scientifiques que l’expédition continue à mener sur la longue durée (pollution micro-plastique et sonore des océans, monitoring des gaz à effet de serre et observations de l’état de santé des coraux).

Créée en 2015, Mada Megafauna s’est donné pour objectif d’observer, sensibiliser et améliorer les connaissances et la protection des cétacés, baleines, dauphins, requins baleines, tortues marines, raies manta, et de la biodiversité marine dans son ensemble dans les eaux de Nosy Be, du canal du Mozambique et de l’Océan Indien en général. Les requins baleine donnant lieu à un projet en soit, le Whale Shark Project. Ainsi, profitant de sa présence le long de la côte ouest de Madagascar puis de la traversée dudit canal courant septembre, l’expédition a-t-elle pris l’initiative de contacter l’association malgache pour apporter sa contribution au projet.

En navigation, le regard aux aguets et jumelles ainsi qu’appareil photo à portée de mains, l’équipage de Fleur de Passion, passagers inclus, scrute ainsi l’océan alentours. Toutes les personnes qui ont embarqué ces dernières semaines ont en effet été dûment briefées sur le projet et initiées au protocole d’observation - exactement comme elles l’ont été dans le cadre du programme CoralWatch d’observation de l’état ed santé des coraux d’ailleurs.

Chaque observation donne lieu à des indications scrupuleusement renseignées en fonction du protocole communiqué par Mada Megafaua: position, nombre d'individus, comportement (animal en train de se déplacer, en cours de socialisation, de se nourriture, etc.). L’équipage essai aussi autant que faire se peut de photographier les animaux observés pour contribuer à leur identification grâce à la base de données que l'association a créée pour non seulement recenser mais également étudier les mouvements de ces espèces autour de Madagascar. 

Et c’est là où on en arrive à la « baleine papillon »… Depuis que l'expédition est parti de Nosy Be, dans le nord de Madagascar, le 27 Juillet 2018, un total de 13 observations ont été effectules, dont 10 baleines à bosses, 2 raies manta et 1 dauphin à long bec. Et parmi ces baleines, l’une a été photographiquement « saisie au vol » tandis qu’elle bondissait hors de l’eau dans une pause étonnamment similaire à celle d’un nageur en mode… papillon!

En ce début août, il reste encore plus d'un mois de navigation le long de Madagascar jusqu’à Tulear et l'expédition espère observer beaucoup d’autres de ces grands animaux marins, pour contribuer ainsi, aussi modestement soit-il, à la connaissance de la distribution et des mouvements de cette mégafaune marine à Madagascar.

Pour en savoir plus sur le projet: www.madamegafauna.org / www.facebook.com/madamegafauna

Et sur le Whale Shark project, voir aussi: www.madagascarwhalesharks.org  / www.facebook.com/madawhalesharks 

En ce tout début juillet 2018, soit six mois après le lancement du programme scientifique The Winds of Change depuis les Philippines en décembre 2017, les média romands ont abondamment commenté les premiers résultats de ce monitoring pionnier des gaz à effet de serre à la surface des océans mené à bord de Fleur de Passion dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition.

Tant le Prof Daniel McGinnis, chef du groupe de Physique aquatique du Département F.-A. Forel de la Faculté des Sciences de l’Université de Genève, que sa collègue Daphne Donis, tous deux responsables du programme, ont répondu aux questions du Courrier, du Matin et de la Tribune de Genève ainsi que des émissions de radio « CQFD » de la RTS et « Vous êtes à l’antenne » de Radio Lac en parvenant à chaque fois à vulgariser une problématique complexe.

Cette moisson médiatique estivale fait suite à celles, non moins généreuses et plus internationales, récoltées depuis Mactan lors du lancement du programme et suite aux conférences de presse organisées aux escales à Singapour puis Jakarta.

Le programme 20'000 sons sous les mers sur la pollution des océans était à l'honneur ce mercredi matin 23 mai 2018 sur la RTS, la Radio Télévision Suisse. Avec à l'interview, le biologiste et ingénieur Michel André, directeur du Laboratoire d'Applications bioacoustique (LAB) de l'Université polytechnique de Catalogne à Barcelone, responsable du programme et partenaire de The Ocean Mapping Expedition depuis le départ de l’expédition de Séville.

A écouter ici.